Travailleuses du sexe et non prostituées ?

18 décembre 2011

Dans la journée de samedi, la plupart des médias québécois ont traité d’un dossier sur la violence dans le monde de la prostitution.

 
Contraste étonnant, la plupart des textes et mentions parlaient de « travailleuses du sexe », sans jamais mentionner le mot prostitution, ni prostituée.  Ce n’est pas sans rappeler l’appellation générique « travailleur de la construction » qui est motivée par un regroupement de spécialisations de corps de métiers.  
 
On peut difficilement trouver une telle motivation dans le monde de la prostitution.
 
Est-ce alors par pudeur ? Éviter de froisser les lecteurs ? Valoriser la profession de la « travailleuse du sexe » ? 
 
Si c’est le cas, soulignons que ces mêmes médias rapportaient quelques minutes ou pages (selon le cas) plus tard, une manifestation en France visant à défendre le droit des clients des prostitués, sans jamais mentionner le terme « travailleuse du sexe ».
 
Patrick Déry, Daniel Gagné et Jean-François Dumas

Commentaires

courtisane, fille de joie, escorte, partenaire de remplacement

Il y a plein d'autre nom aussi pour nous appeler, mais c'est sûre que le mot prostituée je le déteste. Il est souvent employé pour décrire d'une façon très négative notre métier. Les abolitionnistes en on même fait un vilain jeu de mot. Prosti-tuées. que nos clients était des prosti-tueurs... Sans compter tout les allusions au fait qu'on serait des objects sexuelle... qu'on était des pauvres petite victimes pas capable de parler de se défendre. Oui ok j'avoue quand le gouvernement dit à ses policier qu'il n'ont pas ordre de nous défendre... Que le gouvernement est une organisation qui refuse de nous accorder des droits et de la sécurité... Pour moi c'est ça qui est criminel. La police devrait être de notre côté et non contre nous. On doit aussi être capable de faire la différence entre client et agresseur... Nous les TDS on y arrive on aimerait bien que la population soi aussi capable de faire cette différence. ... La menace de criminaliser nos clients pèse aussi sur nous. Bien des gens ne croit pas que cette menace sera mis en marche. Alors certain ne sont pas préoccupé par ça... ou ne sais pas ce qui se pointe contre nous à l'horizon. Pourtant les féministes abolitionnistes font tout pour criminaliser les clients... C'est en grande partie pour ça qu'on est pas décriminalisé en ce moment. Ce n'est pas le plus vieux métier du monde... C'est le métier le plus mépriser au monde... et pas assez de fille qui on des couilles pour manifester et s'impliquer. Amélie Jolie, courtisane depuis 6 ans

Travailleuse du sexe

Bonjour! Je crois que les médias d'ici ont utilisé l'expression "travailleuses du sexe" car c'est celle qui est mise de l'avant par le groupe communautaire Stella. Ce groupe milite pour la décriminalisation et par le fait même la reconnaissance de la prostitution comme travail. Yanick Descheneaux Trois-Rivières

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Revue de presse

  • Hier à 15h45, soit environ une demi-heure après l'annonce de la démission de la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, la nouvelle est devenue le sujet numéro 1 sur Twitter au Canada et le huitième à l'échelle mondiale.

  • Sur Twitter, le président d'Influence Communication, Jean-François Dumas, a qualifié la démission de Line Beauchamp d'«éclipse médiatique», car la nouvelle a occupé 75 % de l'espace médiatique durant plus de deux heures hier.

  • Depuis 2001, jamais un dossier d’actualité n’a été aussi dominant sur une aussi longue période que celui du conflit étudiant.

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