Dans la journée de samedi, la plupart des médias québécois ont traité d’un dossier sur la violence dans le monde de la prostitution.
Contraste étonnant, la plupart des textes et mentions parlaient de « travailleuses du sexe », sans jamais mentionner le mot prostitution, ni prostituée. Ce n’est pas sans rappeler l’appellation générique « travailleur de la construction » qui est motivée par un regroupement de spécialisations de corps de métiers.
On peut difficilement trouver une telle motivation dans le monde de la prostitution.
Est-ce alors par pudeur ? Éviter de froisser les lecteurs ? Valoriser la profession de la « travailleuse du sexe » ?
Si c’est le cas, soulignons que ces mêmes médias rapportaient quelques minutes ou pages (selon le cas) plus tard, une manifestation en France visant à défendre le droit des clients des prostitués, sans jamais mentionner le terme « travailleuse du sexe ».
Patrick Déry, Daniel Gagné et Jean-François Dumas
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courtisane, fille de joie, escorte, partenaire de remplacement
Travailleuse du sexe
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