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26 janvier 2012
L’été dernier, des députés néo-démocrates – dont la chef intérimaire - se sont fait critiquer pour leurs allégeances souverainistes passées.
Nycole Turmel a admis avoir possédé sa carte de membre du Bloc jusqu’au début 2011. « Mais je n’ai jamais été souverainiste. » Tous les médias en ont parlé, comme s’il s’agissait d’une faute. La Presse a même lancé un débat là-dessus.
http://lejournaldequebec.canoe.ca/politique/provinciale/archives/2011/08/20110802-175342.html
François Legault aussi a dû « avouer » qu’il n’était plus souverainiste. François Rebello, lui, a déclenché une petite controverse en disant que la CAQ aiderait en fin de compte à la réalisation de la souveraineté.
Pourquoi les défenseurs, ou anciens défenseurs, de l’option souverainiste ne peuvent-ils pas dire tout simplement : « oui, je suis souverainiste, mais j’ai décidé de mettre mes énergies ailleurs et d’essayer de faire fonctionner le Canada un peu mieux, vu que je suis pris dedans » ? Ou, simplement, de travailler pour le Québec, dans la fédération ?
Ou bien sont-ils condamnés à dire « j’ai essayé, mais je n’ai jamais inhalé » ? Bien des médias contribuent à cette attitude en soulevant une controverse là où il n’y en a pas. Les Québécois qui ont été ou sont souverainistes n’expriment qu’une idée.
Finalement, en 2012, il est presque chic et tendance de faire une sortie de placard sur son orientation sexuelle – et c’est tant mieux ! -, mais gare à vous si on découvre que vous avez déjà été souverainiste…
Par Patrick Déry
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